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 [Concours] Chroniques d'un Répurgateur*

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Bloodfang



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Date d'inscription : 31/07/2007

MessageSujet: [Concours] Chroniques d'un Répurgateur*   Mer 1 Aoû - 19:46

Karpov le Dur à cuir, leva en l’air le canon scié de son pistolet de répurgateur et regarda à travers le tuyau noirci par la poudre. La lumière filtrait à travers le long tube de métal. Il y introduisit lentement une baïonnette entourée d’un chiffon blanc et commença à ramoner son arme tout en sifflotant et en buvant une bonne pinte de bière naine.

L’atmosphère était festive en ces temps noirs. En effet, dans la taverne du « Porkipik » où il se trouvait, s’amassaient des badauds et une fine troupe de soldats venus d’Altdorf : des vieux barbus puant l’alcool à plein nez, des jeunots tout pimpants dans leurs armures à plumes élégantes et des jeunes donzelles sautillant sur place à la vue des militaires.
Les rumeurs d’infiltration de soldats de l’Ost du Corbeau avaient fait fuir une partie de la population, mais les plus courageux étaient restés sur place. L’Empereur Karl Franz d’Altdorf avait promis d’envoyer des troupes et ce fût fait.

Praag était en journée, bruyante et sale… La poussière tourbillonnait pendant que les soldats marchaient en cadence à travers les rues dévastées. Un soleil rouge étrange se promenait dans le ciel, projetant des ombres menaçantes sur les maisons.

Les sens en alerte, Karpov jeta un œil à demi-caché autour de la pièce et remarqua un être encapuchonné qui n’arrêtait pas de l’épier du coin de l’œil. Son visage était dans l’ombre mais ses yeux semblaient briller dans l’obscurité. « Etrange », marmonna-t-il.
L’homme ou la femme à la capuche détourna soudain sa tête quand il ou elle s’aperçut que Karpov l’avait remarqué(e). Ce dernier fit mine de se lever et vit l’autre disparaître de la Taverne en un instant.

Scrutant l’obscurité naissante au dehors, il vit une ombre se faufiler dans les dédales des rues de Praag. Karpov jeta une pièce d’or au tavernier et se précipita dehors à la poursuite de l’étranger. Les pistes étaient claires : des traces de pas menus s’élançaient au milieu de la minuscule ruelle en face. Mesurant la pointure, la personne devait être extrêmement légère et svelte. A l’angle de la ruelle, au sortir du caniveau, des rats émergèrent des murs irradiés en vagues indescriptibles et dégringolèrent sur le pavé, s’écrasant les uns les autres.
« J’ai déjà vu ça quelque part… », murmura-t-il dans sa barbe. Se grattant la tête, il ouvrit son journal de chasseur à une page jaunie intitulée « Les Elfes noirs ».
Perdu dans ses pensées, Karpov se retourna soudainement et mis en avant son pistolet, pointant la forme qui s’élançait sur lui à la vitesse de l’éclair. Un coup de feu retentit et le silence cingla l’air. Son corps se raidit et il tomba à la renverse. Sa vue se voila et avant de sombrer dans l’inconscient, il aperçut un visage finement ciselé qui le contemplait avec un rictus malsain. Le corps fût traîné à travers les dédalles de la rue et emporté dans une cachette dans les bas fonds de Praag.

Une douleur lancinante bourrinait le crâne endolori de Karpov. Petit à petit, il reprit ses esprits durant de longues minutes, complètement désorienté. Il sentit un petit filet de sang lui couler sur le visage tuméfié.
Il se trouvait dans une pièce qui sentait le renfermé, où flottait également une forte odeur d’encens et d’opiacés. Ses yeux s’ouvrirent mais ne virent qu’un noir d’encre : aucune lumière ne filtrait, aucun bruit ne parvenait à ses oreilles.
Il tenta de remuer son corps mais ne put se relever, ses mains étant ligotées à ses pieds : une grosse corde lui brûlait les poignets enserrés.
Un long moment passa, pendant lequel il essaya de se remémorer les événements passés :
« Voyons voir… l’auberge, la rue, l’étranger…Da, c’était ça ! Une embuscade, mais pourquoi moi, niet niet? », pensa-t-il mentalement.

Une semaine auparavant, il avait pisté et traqué des dizaines d’espions que ses sources lui avaient indiquées. Y’avait-il un rapport entre ses activités de chasseur sans pitié et son enlèvement ? Parmi les personnes qu’il avait exécutées, plusieurs étaient effectivement des espions avérés à la solde des troupes du Chaos. L’Ordre des Répurgateurs l’avait envoyé à Praag pour faire le ménage parmi la frange soupçonnée de la population.

Une heure passa puis il entendit un bruit de pas qui claquaient sur le sol pierreux. Une voix de femme chuchota quelque chose dans une langue inconnue, puis s’ensuivit une discussion animée avec un homme. Le ton monta et s’ensuivit des bruits sourds de bagarre : coups contre les portes, cris gutturaux, bruits de chocs entre épées, corps qui tombent au sol et finalement un râle inhumain d’agonie…

Des pas de course résonnèrent et s’arrêtèrent devant la porte de la cellule du Répurgateur. Une clé s’introduisit dans la serrure et tourna lentement. « Clac » et la porte s’ouvrit dans un grincement lugubre. Un flot de lumière inonda la pièce : « Par Sigmar, vous êtes encore vivant ! », s’exclama la personne qui venait d’entrer. Dans l’embrasure de la porte, une silhouette se découpait dans la lumière : une femme portant une robe de bure enroulée dans une cape qui masquait le visage.
Elle releva le capuchon et jeta la robe à terre, révélant une armure armoriée enveloppée de vêtements saints…

Karpov marmonna sous le bâillon : « hummmmm hummmm ». La jeune femme blonde releva la tête de Karpov et arracha le foulard. Elle prit une dague et trancha d’un coup sec les liens qui retenaient l’homme.
« Dasvidania ! Par l’Enfer, qui êtes-vous ? », cria Karpov en se relevant. Il scruta la nouvelle arrivée et ne manqua pas de remarquer son charme certain : grande avec un visage d’ange souriant et des courbes assez avantageuses.
« Je me nomme Desmania Vanbreen, prêtresse-guerrière de l’Ordre de Sigmar. J’ai été envoyée ici par le prévôt de Praag afin de vous chercher. Il s’avère que vous êtes un élément encombrant pour les espions du Chaos et une pièce maîtresse dans notre ville. Mais avant tout, dépêchons nous de partir avant que d’autres créatures n’arrivent. », dit-elle d’une voix à la fois mielleuse et haletante.
« Allons-y », grogna-t-il.
Tous deux se mirent en route et traversèrent quelques couloirs en courant. L’air frais commença à lui parvenir pendant la remontée, fouettant son visage.

Au dehors, l’agitation était à son comble ! On annonçait la multiplication de disparitions : la plupart était des civils, et d’autres étaient des chasseurs comme lui ou des guerriers de renom. Il semblait qu’une tragédie se tramait dans une imminence invraisemblable. Des escouades de soldats marchaient à pas forcés d’un bout à l’autre de la ville, les enfants avaient déserté les rues et s’étaient barricadés avec leurs familles dans leurs maisons.
Une fine pluie commença à tomber et un brouillard couvrit lentement la ville. Un tel black-out était anormal et… surnaturel… Magie noire ?
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Dietfried Kempel

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MessageSujet: Re: [Concours] Chroniques d'un Répurgateur*   Jeu 2 Aoû - 0:16

Candidature enregistrée.

Merci à toi et bienvenu ici par la même occasion Smile

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[Concours] Chroniques d'un Répurgateur*
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