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 [Background] Chroniques de Neraam Drenkyn*

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Neraam Drenkyn

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MessageSujet: [Background] Chroniques de Neraam Drenkyn*   Jeu 7 Juin - 20:47

Chroniques de Neraam Drenkyn
Chapitre 1 : Aube frémissante.

Alors que les mortels, comme à leur habitude, vaquent à leurs occupations diverses et variées, la curiosité de l'une des plus puissantes entités de l'Univers se porte sur deux d'entre eux. Elle sent que ces deux-là auront un rôle à jouer pour l'une des pièces qu'elle prépare... La scène est presque prête, les marionettes dansent selon sa fantaisie, et bientôt son infinie patience sera enfin récompensée ! Sur l'une des nombreuses routes que l'avenir peut prendre, elle voit un chemin qui l'intéresse au plus haut point. Oui, elle va tout faire pour que les mortels prennent cette route, et ils la prendront, inconscients d'être manipulés, comme d'habitude. Si elle se souvenait encore de comment rire, sûrement qu'elle lâcherait un de ces immondes rires qui ferait crever de peur les vieillards au coeur fragiles et même, en vérité, le plus vaillant des guerriers. L'entité revient au présent, satisfaite. Maintenant, elle n'a plus qu'à bouger ses pions vers cette portion d'avenir et continuer son éternelle surveillance. Sa mélodie touchant encore et toujours le coeur de plus d'un mortel, les faisant travailler pour ses desseins toujours plus obscurs...

C'est ici que l'histoire commence. Les deux pions, ou marionettes comme vous voulez, qui ont attirés l'attention de cette entité cette fois-là, ne sont rien de plus que d'insignifiantes créatures à peine digne d'être nommées. Mais pour une plus grande clarté : le mâle se nomme Sygfried et n'est qu'un pitoyable géôlier. Il semble droit et honnête, mais en vérité cette créature fourbe à l'âme corrompue sert la fameuse entité qui n'est autre que Tzeentch, le Duc du Changement... Ce soi-disant brave homme va "tomber amoureux" d'une magnifique créature tout aussi corrompue : Erzebeth, pauvre serveuse aguicheuse et dotée d'un charme ravageur. Cette terrible succube n'est autre qu'une adepte de Slaanesh. Ces deux-là ont jusqu'à présent parfaitement réussi à dissimuler leur corruption, et c'est peut-être pour celà qu'ils ont été choisis... Toujours est-il que Sygfried a de plus en plus été "inspiré" lors de ses rêves, tout comme Erzebeth, et ils se sont finalement retrouvés à vivre sous le même toît, au bout d'un an à peine, un enfant allait voir le jour...

Slaanesh fulminait. Pourquoi diable cette truie s'était-elle laissée engrossée ? A quoi pouvait-elle bien servir en fondant une famille ? Il était rare qu'il s'attarde sur une seule des pitoyables créatures que sont les mortels, mais après tout, c'était bien grâce à eux qu'il pouvait autant s'amuser. Et puis il n'était pas dupe, il avait clairement senti l'intérêt que Tzeentch portait à son adepte et à l'autre mortel qui l'avait culbutée. Par pur caprice il aurait bien tué l'enfant, mais il s'était retenu, peut-être pourrait-il le manipuler et se venger... Oui... Quoi qu'il en soit, ce nouveau jeu pouvait se montrer intéressant...

Une aube frémissante se lève sur Kislev, la nature est encore paisible, s'éveillant doucement avec le soleil. Soudain, des cris retentissent d'une humble maison, provoquant l'envol d'une famille de moineaux effrayés... Erzebeth accouche enfin, torturée par les douleurs de l'enfantement, mais aussi par des forces qui surveillent attentivement l'évènement. Sygfried est heureux, son garçon va enfin naître : Neraam, porteur de tous ses espoirs... Le rôle qu'il allait devoir jouer ces prochaines années serait dur, mais il était prêt à tout sacrifier pour son Maître. Oui, tout. Malheureusement Erzebeth succomba quelques jours plus tard d'une longue et douce agonie. Une étrange hémorragie a eu raison d'elle, éveillant l'inquiétude de la sage-femme qui s'empressa de colporter diverses rumeurs dans le quartier...

La bonne réputation de Sygfried a sûrement été un précieux atout après celà. Les rumeurs ayant finalement finies par attirer l'attention d'un Répurgateur qui, après avoir écouté les ragots décide d'aller rendre visite à cet homme dont la femme été morte en couches. Rien d'exceptionnel d'après lui, la sage-femme exagére sûrement les faits, comme toutes les personnes qui s'ennuient. L'enquête se révéle infructueuse, comme il se doit. Un pion de plus a vu le jour, le Plan continue de s'étendre année après année, siècle après siècle, millénaire après millénaire... L'heure approche enfin !
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MessageSujet: Re: [Background] Chroniques de Neraam Drenkyn*   Jeu 7 Juin - 20:48

Chapitre 2 : Zénith écrasant

Tout au fond de lui, Sygfried est heureux, mais il ne peut pas le montrer. Sa femme est morte, aussi cache-t-il ses émotions... Pire, il joue le rôle du père reportant la faute sur le nouveau-né. C'est un père aigri et intolérant qui prend en charge le jeune enfant, bien sûr une nourice s'occupe de l'alaiter, et jamais Sygfried ne serait assez stupide pour révéler sa vraie nature. Ce qui signifie que personne n'est au courant de ce qu'il se passe chez lui... Etrangement, l'enfant semble extrèmement vif et intelligent, il observe et écoute avec une grande attention tout ce qui l'entoure et semble peu porté sur les jeux. Son père ne lui montre pas la moindre affection mais celà ne semble pas gêner Neraam. Une fois plus âgé, Sygfried peut commencer son éducation, et il se met à le battre... Neraam subit, se fortifie, et commence à nourrir et entretenir une haine profonde envers son géniteur. Encore une fois, tout se déroule comme prévu.

Les années passent, et rien ne change vraiment, Sygfried s'arrange pour que son fils travaille avec lui en tant que géôlier, ainsi il peut veiller à ce que Neraam ne s'écarte pas de la voie qui a été choisie pour lui. Tout se passe "bien" durant les heures de travail, Neraam ayant compris qu'il valait mieux se tenir convenablement, pour l'instant en tout cas... Puis, une nuit, il fait un rêve étrange qu'il a complètement oublié à son réveil. Pourtant, il sera nerveux toute la journée, s'énervant sans raison, allant presque jusqu'à battre un prisonnier qui "la ramenait trop". Son père sourit intèrieurement, il sait... Le soir venu, il décide d'amener Neraam dans cette fameuse taverne où il a rencontré sa mère. Curieusement, ils n'ont jamais parlé d'elle, et sans doute que celà n'arriverait jamais. Neraam pense que son père lui en veut parce qu'elle est morte à cause de lui, parce qu'il était né. Il a enduré bien des souffrances, et ne connaît que la haine, ce qui l'a petit à petit rendu sensible aux appels de Khorne. Khorne ? Oui, la violence qui entoure Neraam, celle qu'il nourrit tout au fond de son coeur supplicié, c'est vers Khorne qu'il se dirige. Mais cette soirée à la taverne lui a fait découvrir la luxure... Son père ne l'a pas amené là par hasard, bien évidemment ! Mais celà, l'adolescent n'en a pas le moindre soupsçon, comment le pourrait-il ?

C'est ainsi qu'une nouvelle routine s'installa : Le travail dans les géôles, la taverne le soir, et la guerre silencieuse entre Neraam et son père, qui s'ignoraient mutuellement ou n'échangeaient que le minimum des formules requises, pour "sauver la face". Neraam devient de plus en plus violent et a de la peine à se contrôler, une lente chute vers la déchéance commence... Pour compenser, il dépense tout son argent dans les différents bouges qu'il fréquente, s'adonnant aux plaisirs de la chair à s'y perdre. Il commence à faire des rêves toujours plus étranges, sans pourtant jamais se souvenir d'eux. Au réveil il garde une impression mélangée de malaise et de plaisir, ce qui n'améliore en rien son caractère.

Et finalement, Neraam s'ouvre définitivement, sans le savoir, à la noirceur du Chaos. Ce qu'il ignore, c'est qu'il subit une pression énorme à cause de l'attention permanente qui pèse sur lui et qu'il est depuis le départ condamné à prendre ce chemin... C'est par une matinée tout ce qu'il y'a de plus banale que tout bascule. Neraam et son père s'apprêtent à partir travailler, mais cette nuit le rêve de Neraam a été très clair, et il se souvient du moindre détail. Sygfried observe son fils, pressentant quelque chose de bien plus sauvage que d'habitude chez lui. C'est alors qu'il réalise que le regard meurtrier que lui adresse Neraam s'accompagne d'un rictus effrayant...

"C'est donc ainsi que tout se termine pour moi..." déclare Sygfried, gisant sur le sol, sans la moindre blessure apparente. Il sourit, malgré la souffrance qui lui déchire les entrailles et le consume lentement.

"Vous saviez père... Depuis le début, vous saviez n'est-ce pas ? Mais vous ne vous attendiez pas à celà. J'ai VU père !" un ricanement démoniaque s'échappe de la gorge de Neraam, qui jubile devant le spectacle prenant place à ses pieds.

Sygfried se contente de regarder son fils en souriant, sachant qu'il a contribué à l'avancée des plans de son Maître, peu lui importe de mourir : il sait ce qui attend son enfant. Il s'éteint finalement assez rapidement, laissant Neraam seul avec ses pensées. Pas la moindre trace de tristesse en son coeur, peut-être même y'a-t-il de la joie ? Une joie sauvage, incontrôlée, dangereuse. Il décide de la mettre de côté, il faut qu'il joue un rôle à son tour, son père est mort. Après s'être occupé des formalités d'usages, il reprit sa vie comme si de rien n'était, continuant sa lente descente vers les Ténèbres du Chaos sans avoir la moindre idée de ce qui allait lui tomber dessus...
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MessageSujet: Re: [Background] Chroniques de Neraam Drenkyn*   Jeu 7 Juin - 20:48

Chapitre 3 : Crépuscule glacial

Quelques temps après la mort de son père, la vie de Neraam commençe à basculer dans les Ténèbres de façon plus visible. Ses nuits ne sont plus que rêves et cauchemards entremêlés, sa conscience est sans cesse tourmentée par des idées démentes et son corps lui-même réagit étrangement. Il est de plus en plus difficile pour lui de travailler tout en gardant son calme apparent et les "incidents" s'accumulent. Quoi de plus normal ? Il bout littéralement de l'intérieur. Même le soir, lorsqu'il essaie de noyer le tout dans l'alcool et la luxure, il finit par réaliser qu'il en ressort 'insatisfait. Quelque chose manque, mais quoi ? Nouveau sujet d'irritation...

Loin, très loin de là, diverses entités surveillent l'évolution de la pièce. Un combat se déroule en Neraam, mais celui-ci n'en a pas conscience et celà amuse encore plus ceux qui le surveille. Leur influence se fait grandissante sur le jeune mortel, mais un seul d'entre-eux connaît le fin mot de l'histoire, et celui-ci patientes, toujours aussi calme, ce qui ne fait qu'exciter la curiosité des autres. Décidément ce ridicule pion promettait vraiment d'être divertissant. Il n'aurait sûrement pas un rôle important, en apparence, mais sa participation serait sans conteste indispensable, comme toutes celles des autres pions, quel que soit leur rôle. Ils avaient tous une place sur l'échiquier après tout...

S'habituant petit à petit à sa "nouvelle vie", Neraam ne s'attendait pas à de nouveaux changements. Et oui, même un être corrompu par le Chaos peut encore posséder un minimum d'innocence, suffisament pour qu'il soit plongé à jamais dans les Ténèbres sans le moindre espoir de retour... Il se met à ressentir un profond désir de changement, sans toutefois réellement appréhender en quoi consisterait le "changement". Malgré tout, il sent mûrir une profonde envie de départ pour les terres du Nord au plus profond de son être. Décidant de l'ignorer, il poursuit la misérable vie qu'il mène, jusqu'au jour où...

Neraam fait un rêve incroyablement lucide et terriblement incompréhensible. Il se trouve dans un endroit incroyable, flottant dans le noir, il n'a ni froid, ni chaud et se sens même enveloppé par une étrange présence, semblant être partout et nulle part à la fois. Devant lui, une brume aux infinies nuances de bleus s'agite, il peut sentir qu'une puissance démentielle s'en échappe et sa seule présence l'oblige à lutter pour garder tout ses esprits. Finalement, à peine a-t-il terminé de se calmer qu'il entend une voix impérieuse s'adresser à lui, répétée et déformée par des murmures insidieux...

"Te voilà donc prêt. Bien... Pour le moment mes paroles te seront incompréhensibles jeune mortel, mais saches simplement qu'un jour tu pourras appréhender une infime partie de la destinée qui est la tienne. Ton ancienne vie touche à sa fin, très bientôt tu devras fuir vers Norsca, tu rencontreras ton destin tôt ou tard, quelque part en route."


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MessageSujet: Re: [Background] Chroniques de Neraam Drenkyn*   Jeu 7 Juin - 20:50

Chapitre 4 : Nouveau départ

Le soleil a disparu depuis bien longtemps et une nuit fraîche s'est installée, le bruit des sabots de ma monture martelant le sol a quelque chose d'hypnotique, mais les voix s'agitent en moi et me tirent de ma torpeur...

"Neraam ! Neraam ! Cesse de rêvasser, tu dois rallier le Nord et vite !

- Du sang ! Je veux du sang tu entends !! Trouvons-nous deux ou trois miséreux à trucider !!

- Oui, un bon petit carnage hmmmm... Ca me donne faim tout ça.
"

Secouant la tête, j'essaie de les ignorer, je ne fais même plus la différence entre leurs pensées et les miennes mais pour l'instant, je sais que je dois resté lucide si je veux éviter d'être rattrapé. Quelqu'un a dû faire le rapprochement entre mon départ et la boucherie dans les géôles... Relançant ma monture au galop, je fais tout ce que je peux pour ignorer les appels de mes démons intérieurs. Malheureusement pour moi, je ressens aussitôt l'appel du Nord, telle une brûlure qui consume mon être, m'enrageant instantanément. Et bien sûr c'est à ce moment-là que mon cheval reçoit une flèche en plein garot... Provoquant ma chute quelques mètres plus loin. Sonné, je me relève aussitôt du mieux que je peux, pour m'aperçevoir que je suis encerclé par plusieurs hommes armés...

Ricanant, le plus proche déclare : "C'est pas ton jour de chance mon p'tit..." déclenchant plusieurs rires dans la bande. Je n'ai qu'une envie : l'etouffer avec ses propres tripes. Mais je dois prendre sur moi, des archers sont sûrement postés dans l'ombre, et je n'ai nullement envie de mourir ici, percé de flèches. Pourtant, je n'ai aucune garantie de pouvoir survivre à cette rencontre... Soudain, les yeux de l'homme se plissent, il vient d'aperçevoir quelque chose qui le fait réfléchir. "Mais dis moi gamin, tu sens le sang ! Mon flair m'trompes jamais... On dirait que tu t'es bien amusé en ville !" Sur mes gardes, je le fixe et lui répond calmement : "J'ai tué plusieurs hommes. N'étant plus le bienvenue en ville, j'ai volé le cheval que vous venez de tuer et je comptais me trouver une bande pour écumer les routes... Vous pouvez me tuer si ça vous amuse, mais vous y gagneriez plus à me prendre avec vous."

Mon petit discours les fait éclater de rire, un grand costaud me regarde et lance : "Peuh ! Tu t'es vu ? Je suis sûr que je t'écrabouilles la tête sans le moindre effort !" Souriant, je dégaine doucement mon épée courte et m'adresse à celui qui semble être le meneur de la bande : "Voici ma proposition : si je tues cet homme, tu me laisses prendre sa place dans ta bande." Quelques secondes s'écoulent, il semble peser le pour et le contre, sans doute est-la curiosité qui le décide puisqu'il finit par donner son accord. Les hommes s'écartent, me laissant seul avec la brute épaisse qui me dépasse de deux bonne têtes et me fait deux fois en largeur... Il a pour arme une énorme épée qu'il a dû voler lors d'un précédent pillage. "Ce sera facile et rapide... Prépare-toi à rejoindre tes ancêtre petit !" Et il charge aussitôt en brandissant son épée à deux mains pour me couper en deux comme une brindille...

J'effectues aussitôt un saut de côté, malgré sa taille le bougre est vif et il s'apprête à nouveau à tenter de me trancher, d'un mouvement circulaire cette-fois ! Comment diable peut-il manier un tel engin avec une facilité aussi déconcertante ? Dans mon crâne, les pensées se bousculent, mêlées aux voix qui se déchaînent et poussent divers encouragements plus étranges les uns que les autres... Je n'y prêtes pas attention, me concentrant du mieux que je peux sur mon combat. Bondissant subitement en arrière, j'espère éviter le coup. Pas de chance, la pointe de son arme déchire ma tunique et laisse un sillon sanglant sur ma poitrine, la blessure est mineure mais m'arrache un grognement... Je sens à nouveau la rage monter, m'envahir et me transformer en une bête féroce... Un rictus déforme mon visage et j'éclate de rire, prenant de vitesse le colosse je tentes d'entailler ses bras et j'y arrive ! Une simple égratignure hélas, mais peu m'importe, je le harcèle en bondissant autour de lui, échappant toujours par miracle à ses coups rageurs.

Pris de folie, j'attrapes la lourde lame d'une main, ce qui bien sûr m'entaille sévèrement, mais curieusement moins que je ne le pensais... Bouillonnant littéralement, je plante mon épée dans son ventre et l'éviscère d'un coup sec. Tous les hommes sont figés, absorbés par le spectacle morbide qui viens de se dérouler sous leurs yeux. Dans le regard de la brute, de la surprise, puis une lueur de compréhension au moment où la vie le quitte. Il s'effondre lourdement à mes pieds, son arme entaillant un peu plus ma main gauche. Je fixe ma blessure, avec un bon pansement je n'aurais qu'une horrible cicatrice... Coup de chance ? Je ne le saurais jamais. Ce qui est arrivé est iréel et mon esprit refuse d'analyser, au moins ai-je la vie sauve. Les voix sont plus excitées que jamais, célébrant la victoire à leur manière. Le meneur tiens sa parole et m'accepte dans sa bande, m'expliquant qu'ils sont des nomades pillant tous les villages d'une taille raisonnables et peu gardés. C'est ainsi que commençe ma nouvelle vie...
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MessageSujet: Re: [Background] Chroniques de Neraam Drenkyn*   Sam 9 Juin - 18:36

Chapitre 5 : La Voie du Chaos

"Bon, c'est l'moment des présentations p'tit gars." M'annonce le chef. "Chez nous, pas d'noms, on les a abandonnés en décidant d'mener c'tte vie ! Alors on s'est donnés des p'tits noms et moi comme tu l'as pigé, j'suis l'chef de c'tas d'pouilleux ! J'm'appelles Mandales. Parce que quand on m'emmerde, j'fous des mandales jusqu'à c'que l'p'tit malin qui m'les a brisés soit calmé..." Le sourire qui accompagne sa déclaration me fait comprendre que j'ai intérêt à resté tranquille si je tiens à vivre plus d'un jour parmi eux.

Je réponds calmement : "Ouais ça va, j'ai compris. Et les autres ?

- Le maigrichon à l'air illuminé là, c'est la Torche, y peut pas s'empêcher d'fout' le feu quand on a finit d'tout piller... Le gros à côté, c'est Tôrt-Boyaux, on l'a surnommé comme ça parce qu'il boit tout et n'importe quoi, la plupart du temps des boissons plus proches du poison que d'l'alcool... Le gamin à côté c'est Tire-laine, t'as pas b'soin d'un dessin pour comprendre d'où lui viens son nom... Le reste, tu f'ras leur connaissance tôt ou tard, t'as trucidé Faucheur donc tu m'as prouvé qu'tu pouvais être utile, veille à pas m'contrarier gamin... J'suis pas ta mère compris ?
"

Je me contente de hôcher la tête, ravalant encore ma rage sous les moqueries des Voix qui s'amusent à me narguer :

"Alors on devient un gentil petit chiot ? Pourquoi ne pas l'étriper et lui faire ravaler sa fierté à jamais ?"

- Est-ce que tu aurais peur par hasard ? Tu es capable de tous les trucider pourtant, oh tu auras bien quelques blessures mais...

- Bon à rien, lâche ! MASSACRE-LES !!! Exposes-leurs tripes et....

- SILENCE ! FERMEZ-LA ! Je dois apprendre à survivre en tant que fugitif d'abord, pas tuer tout ce qui bouge, imbéciles ! Alors foutez-moi la paix et arrêtez de dire des conneries !!!
"

C'est avec peine que je retiens mon soupir, voilà que je me met à leur répondre... C'est de pire en pire ! Mandales me regarde, semblant réfléchir à quelque chose, il finit par me parler à nouveau :

"J'ai trouvé ton surnom ! Tu s'ras "Vermine" au sein d'la bande. Pas la peine de râler tu acceptes et tu la fermes. C'est pas négociable. Il se tourne vers les autres et se met à donner des ordres : "Allez tas d'feigniasses on s'bouge les fesses ! On rentre au campement et demain on ira s'faire un p'tit village pour tester not' p'tit nouveau ! Son p'tit nom parmi nous c'est "Vermine" alors oubliez pas !!! EN ROUTE !"

En moi, l'appel du Nord s'est calmé. Je sens que je saurais pourquoi très bientôt, en attendant je suis soulagé de ne plus ressentir sa pression. Les Voix sont silencieuses après notre petite dispute, et je reste lucide tout le long du trajet, le paysage me laisse indifférent, et je ne prêtes attention qu'aux murmures et aux bribes de conversations qui me parviennent... Aucun de mes nouveaux compagnons ne fait attention à moi, et je sens même l'effluve de la crainte par-dessus celle, bien plus présente, de la méfiance. Tôrt-Boyaux nous prépare un repas décent, constitué à partir des réserves pillées lors d'un raid précédent... Rien d'intéressant n'arrive et je pars me coucher dès la fin du repas, la journée m'a épuisé.

L'aube me trouve éveillé, prêt à l'action. Mon bras droit me démanges, c'est comme si j'avais des fourmis qui s'y balladent. Sûrement l'impatience de pouvoir libérer la colère accumulée ces derniers jours... Après un petit-déjeuner solide, nous nous mettons en route. Quelques-heures plus tard, après avoir passé tout le trajet perdu dans une sorte de transe, Mandales pointe du doigt l'horizon... Notre cible s'offre à nos regards avides : une petite bourgade paisible, n'ayant pas la moindre idée de ce qui l'attends...

Le petit Karl, âgé de quatre ans, s'amuse à courir après un chien errant, l'animal jouant le jeu pour faire plaisir au bambin, celui-ci rit aux éclats et tapes dans ses mains. Tout à coup, le chien se fige et observe droit devant lui... Puis il aboit très fort ! L'enfant regarde le chien, déçu et frustré que son ami se soit arrêté puis la curiosité l'emporte et il lève la tête... C'est alors qu'il aperçoit une troupe d'une vingtaine d'hommes hirsutes, brandissant divers armes et fonçant droit sur le village. De nouveaux amis ? La réaction de l'animal le laisse perplexe... Trop petit pour comprendre ce qu'il se passe, il regarde la bande de Mandales se rapprocher, comme hypnotisé. Finalement, ils sont dans le village, et les hurlements des villageois apeurés commençent à fuser ! Karl s'assoie par terre et pleure de tout son être, il veut sa maman, et l'appelle de toutes ses forces... Celle-ci l'aperçoit enfin, se jette vers son enfant, mais avant qu'elle ai pu l'attraper l'extrémité d'une lame apparaît sur sa nuque ! La gorge transpercée, l'enfant meurt dans d'immondes gargouillements.

Je retire ma lame en souriant, les Voix sont toujours plus excitées, riant, hurlant dans mon esprit, mais je n'entends rien... J'aperçois la mère de l'enfant, paralysée par la terreur, ayant du mal à réaliser ce qu'il se passe. Tout autour de nous on peut entendre des bruits d'os brisés, des chairs tranchées, du mobilier renversé et quelques flammes naissantes se propager... Un sourire dément sur le visage, j'attrape la mère par les cheveux et la traîne sur le sol jusqu'à sa maison, défonçe la porte et l'emporte jusqu'à la chambre. Les Voix ont toutes une idée différente concernant ma captive :

"Prends-là ! Ne sens-tu pas le désir enflammer ton bas-ventre ? Regarde-là, impuissante, offerte... N'est-ce pas délectable ?"

"Pourquoi pas une petite séance de torture ? N'y-a-t-il pas sons plus jouissifs que de longs hurlements de douleur ?"

"Achève-là et poursuis ton oeuvre, tu n'as pas de temps à perdre avec de telles broutilles, rases ce village et poursuis ton Chemin !"

C'est la dernière Voix qui prend le dessus, mon bras semble s'animer d'une volonté propre, et dans un seul spasme la décapite. Je me retourne pour continuer mon oeuvre morbide, pour me retrouver face à une petite fille apeurée, brandissant un couteau de cuisine en tremblant... Je la regarde et réprime un fou rire. Prenant un air aussi rassurant que possible, malgré ma lame rougie et le cadavre derrière-moi...

"N'aie pas peur petite, je ne te ferais pas de mal..." lui dis-je d'une voix qui sonne étrangement à mes oreilles. Curieusement, la petite semble me croire, son couteau tombe et j'ouvre les bras, lui indiquant de venir dans mes bras. Elle se blottit contre moi et je sens son petit corps secoué par les sanglots, son visage ruisselle littéralement ce qui m'insupportes au plus haut point. Elle semble si pure, si innocente ! La repoussant légèrement pour la regarder dans les yeux, je lui souris, pose mon épée sur le sol et passe ma main gauche dans ses cheveux pour la calmer.

Ma main droite essuie ses larmes et caresse sa joue, puis CRACK !!! Je lui brise la nuque d'un coup sec et retourne enfin piller le village. Aucune émotion autre que la joie sauvage du meurtre ne m'anime et j'accomplis mon devoir avec entrain, ce qui inquiète mes compagnons, mais je ne vois rien, je suis trop affairé à massacrer les villageois. Le retour au camp se fait en silence, mais pour faire bonne figure nous fêtons dignement l'expédition, un butin conséquent à été prélevé !! Mandales nous annonce que nous reprendront la route dès le lendemain pour échapper aux patrouilles qui se lançeront à nos trousses.

C'est une nuit agitée pour moi, encore un rêve étrange, et je sens mon bras qui me démanges de plus belle, ainsi qu'une étrange brûlure sur mon coeur. Sûrement est-ce dû au rêve... Celui-ci semble prendre place plus au nord, là où je dois me rendre ! Une immense armée avance, composée d'hommes-bêtes ainsi que d'autres hommes tous plus étranges les uns que les autres... Mais ce ne sont pas eux qui retiennent mon attention, une sorte de guerrier en armure lourde les dominent tous, monstrueux, une aura de puissance me clouant sur place et un regard semblant perçer les moindres secrets de mon âme. Au-dessus de nous le ciel est empli de nuages noirs, percés occasionellement d'éclairs bleutés. Mais je perçois quelque chose d'encore plus étrange derrière-lui... Et je reçois la vision fugitive de ce qui semble être une bannière, ou un symbole ? Je reconnais d'instinct le symbole du Chaos, mais je sens que c'est celui d'un ordre particulier... Le plus étrange est qu'il semble entouré de... Ténèbres vivantes !?

Une douleur atroce me ramène à la réalité, et un liquide chaud et poisseux s'infiltre sous mon armure, du côté gauche... Quelqu'un vient de me poignarder ?? Ma main gauche s'abat immédiatement sur le poignet de mon agresseur, et je retire la lame de mon corps tout en me relevant. Mon bras droit, me démangeant toujours, s'anime une fois de plus et écrase d'un coup de poing la gorge de Mandales. Ce chien voulait donc ma mort... Et j'en déduis que ses hommes ne me réserveront pas un sort bien différent si je m'attardes parmi eux ! Par chance, le jour est encore loin de se lever et ma blessure semble moins grave que je ne le pensais. Comme tout bon Chef, Mandales avait une monture, que je décide de voler après avoir discrètement égorgé la sentinelle qui sommeille à moitié durant sa garde. Maugréant à cause de la douleur, je me met en route vers le Nord, encore et toujours, là où mon Destin semble devoir se révéler... Malheureusement pour moi, la blessure est trop grave et je perds vite connaissance, tombant de cheval au milieu de nulle part.


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MessageSujet: Re: [Background] Chroniques de Neraam Drenkyn*   Sam 15 Déc - 14:53

Chapitre 6 : Point de non-retour

Chaud... Une chaleur atroce me consume lentement, je sens mes entrailles fondre et mon corps trembler sous l'implacable fournaise qui m'entoure. Est-ce mes propres gémissements que j'entends ? Soudainement, le noir absolu. Je sens de douces Ténèbres m'envelopper, me caresser et me bercer... Une agréable sensation de fraîcheur m'apaise immédiatement, puis cet incroyable Néant qui m'entoure prend vie en un battement de coeur. Une pulsation bleue attire mon attention au loin, je ne puis marcher et pourtant je sens que je m'approche d'elle, ou peut-être est-ce elle qui vient à moi ? Ma vision est trouble, et j'ai du mal à comprendre ce qu'il se passe, jusqu'à ce que...

Te revoilà enfin, jeune fou. Il m'a fallu du temps avant de retrouver ta trace... Je devine ta question, non, nous ne nous sommes encore jamais parlés. J'ai crû comprendre que tu pourrais servir nos plans, aussi as-tu intérêt à ne pas nous déçevoir... Ta route sera longue et tu auras encore bien des épreuves à traverser, mais si tu te montre digne, les récompenses dépasseront ton imagination. Le Duc du Changement sait se montrer généreux envers ceux qui le servent bien, tout comme Obscur. Cherche-nous. Et lorsque tu auras trouvé notre campement, demande à rencontrer Ademor, si tu survis jusque-là... Ce sera très certainement un excellent divertissement !

A peine a-t-il terminé son discours que la torture revient s'emparer de moi, impitoyable, m'arrachant un hurlement alors que j'ouvre les yeux et que le monde reprend sa place... Je gît sur une paillasse, ma blessure se rappellant à mon bon souvenir sous la forme d'une douleur étrangement agréable comparée à ce que je ressens par-dessus. Néanmoins, j'aperçois un bandage propre la recouvrant et je me sens immédiatement rassuré. Ensuite, j'essaie de me souvenir de ce qui m'est arrivé, mais je n'arrive à me rappeller que de ma chevauchée infernale et d'être tombé, puis... plus rien. J'examine donc la pièce, elle est chaleureuse et acceuillante, tout ce qu'il faut pour endormir la méfiance d'un être normal. Alors que je me perds progressivement dans mes réflexions, échangeant des commentaires insignifiants avec mes Voix, le bruit d'une personne approchant me pousse à simuler le sommeil...

La porte s'ouvre, un pas léger traverse la pièce et le bois soupire à peine sur son passage. Une main délicate, fine et fraîche se pose sur mon front brûlant, je frissonne à son contact et mes yeux s'ouvrent aussitôt pour fixer l'inconnue à l'attitude si douce envers un parfait étranger. Ai-je jamais contemplé pareille beauté ? Ses longs cheveux noirs comme la nuit, encadrant un visage d'une pâleur presque translucide, un nez fin, des joues légèrement roses (timidité ? Ou juste la chaleur ambiante ?) et des yeux d'un bleu évoquant la glace. Pourtant son regard dément cette impression, il est chaleureux, apaisant... Le silence est établi depuis quelques minutes mais aucun de nous ne bouge, je reste là, admirant ses formes généreuses, suggérées par sa robe de lin blanche, immaculée... Elle se décide finalement à parler, dans un murmure, mais les Voix couvrent ses mots !

- Neraam, mon petit Neraam, n'est-elle point magnifique cette enfant ? Oh combien j'aimerais voir sa jolie robe éponger les flots de sangs que de multiples blessures libéreraient... Veux-tu me faire ce petit plaisir ?

- Ne fais pas attention à lui, Neraam. Tu devrais plutôt te faire discret pour le moment, n'as-tu pas laissé suffisamment de cadavres sur ta route pour l'instant ?

- Il n'a pas tôrt mon petit. Mais regarde-là... Elle a l'air triste si tu regarde bien au fond de ses beaux yeux bleus, ne voudrais-tu pas la réconforter hmmm ? Allez, celà fais longtemps après tout que tu ne t'es pas accordé un petit moment de plaisir !

De vieux souvenirs émergent, toutes les soirées où j'ai terminé plein comme une outre à vinasse à la taverne, étrangement il y'avait toujours une jeune fille lascive pour m'emmener à l'étage où nos corps se livraient l'un à l'autre à des jeux charnels décadants... Mon bas-ventre s'enflamme à l'évocation de ce temps révolu, et ma fièvre double instantanément. Pourtant elle ne s'inquiète pas, cette belle inconnue dont j'ignore encore le nom. Il lui suffit d'un regard pour comprendre, ses joues rosissent un peu plus et un sourire timide fleurit sur son visage, sa robe glisse comme par magie et elle me rejoint sur la paillasse où je découvre la signification du mot tendresse... Rien ne peux me traumatiser plus que cette découverte me dis-je, les Voix se sont tues et je suis seul dans ma tête. Goûtant ce répis inespéré je m'abandonne complètement à la passion, à la luxure... Et nous finissons par nous endormir l'un contre l'autre, las et comblés.

Ce sont ses caresses qui me réveillent, elle me chuchotte des mots tendres à l'oreille, cette situation est totalement incompréhensible pour moi. Elle me remercie pour je ne sais quelle raison, et à mon regard étonné et distant elle comprend qu'il manque quelque chose en moi. Loin de s'en offusquer ou même de se vexer, elle se rhabille et m'informe que son père ne va pas tardé à rentrer. Qu'il ne faut pas qu'il apprenne ce qui s'est passé bien sûr... Plus tard, lorsqu'il sera couché, elle reviendra me conter son histoire. Je me contente de hocher la tête, sans mot dire, et elle s'en va de son pas légèrement dansant, créature démentielle m'ayant ravi le peu de raison que je possédais encore. Du moins, c'est ce que je pensais... Je ne pouvais pas savoir à quel point j'étais loin du compte ! Le sommeil me rattrape, ma blessure me lance et je sombre dans un sommeil profond qui m'englouti sans le moindre effort.

Quelque part, dans un coin reculé de l'univers...

- Alors, pas mal ce coup-ci non ?

- Ne crie pas victoire trop vite, tu as certes réussi à le détourner temporairement, mais tu sais très bien que rien ne peut se dresser en travers de mes plans.

- Peuh ! Mauviettes ! Vous fanfaronnez, mais je sais bien, moi, qu'il succombera encore à la folie du sang !

Cette remarque fait naître ce qui pourrait passer pour un rire moqueur, venant de l'une des trois entités, réunies dans un lieu incompréhensible pour l'esprit qu'il nous est impossible de décrire ici.

Vos pitoyables tentatives de le détourner ne font que le ramener d'autant plus vers mes filets. Vous verrez une fois de plus que j'ai raison, et que tous vos efforts n'auront fais que m'apporter beaucoup de distraction. Il trouvera mes serviteurs de la Compagnie Obscur et il sera mien.

Quel songe étrange... Mes sens me reviennent progressivement, et je sens qu'il y'a quelqu'un dans la pièce, ce qui éveille instantanément ma méfiance. Un vieil homme se tiens dans l'ombre, probablement le père de ma belle inconnue. Il me scrute de son regard d'aigle comme si j'étais un Démon, cherchant la moindre faille dans mon air intrigué... Je lance un ordre mental aux Voix de se tenir à carreaux et décide d'engager la conversation :

- Il y'a un problème monsieur ?

- Y'en aura pas, si tu sais te tenir dans ma maison, jeune homme.

Il ne m'en faut pas plus pour saisir ce qu'il veut dire, tellement son ton est empli de venin. Je ne suis pas le bienvenu ici, il m'a trouvé blessé et n'a pas la moindre idée de ce dont je suis capable, il craint pour ses biens et sa fille... Quoi de plus normal en ces temps troublés ? Si ce pauvre diable savait le monstre que je suis, il mourrait probablement sur le coup... Voilà la parfaite occasion de voir si je suis capable de m'adapter !

- Je comprends parfaitement vos craintes monsieur, pas besoin de m'épargner votre mépris, laissez-moi juste me rétablir et je saurais vous montrer que vous n'avez rien à craindre de moi. Que diriez-vous que je travailles quelques temps pour vous, afin de vous remboursez mes soins, une fois que j'aurais retrouvé mes moyens ?

- Une offre alléchante mon p'tit, t'as pas l'air bien solide mais j'peux pas me permettre de faire la fine bouche... T's intelligent et t'as vite compris que t'es ici parce que j'le veux bien, continue comme ça et tout ira bien. Bonne nuit.

Et il sort sans même me laisser le temps de lui répondre... Vieux fou ! Si tu savais... Je suis ici parce que tu le veux bien ? Quelque chose me dit que mon "travail" risque de fortement te déplaire ! Je ris d'avance en songeant à toutes les horreurs que je pourrais lui faire subir, lorsque des pensées inhabituelles viennent me perturber... Elle, encore et toujours... Je pense à sa chaleur, à son regard triste, perdu, et pourtant empli d'un étrange écho qui comble un vide en moi, un gouffre béant dont je n'avais même pas conscience. Les Voix s'agitent, tentant de prendre le pas sur moi, mais je les ignore. La porte s'ouvre après un temps impossible à définir et mon coeur s'emballe, éveillant d'autres questions du genre : mais que m'arrive-t-il ? La pièce semble soudainement figée, et c'est au ralenti que je la vois venir vers moi, souriante et toujours aussi iréelle... Stupéfié, je me vois réduis au simple rôle d'observateur, prisonnier d'émotions jusque-là inconnues et paradoxales. Ma vieille haine étouffée par un désir inaltérable et inhumain, je me sens vulnérable et cette impression me déplaît, je m'agite et elle sent aussitôt mon malaise...

Je m'appelle Angelika, et toi ?

Ca y est, cette fois je sais que je suis définitivement fou... Mais qu'ai-je à perdre à parler au point où j'en suis ?

- Neraam. Neraam Drenkyn.

- Tu es un homme bien étrange Neraam. me dit-elle tout en venant se blottir contre moi...

- Ah ? Qu'est-ce que j'ai de si bizarre ?

- Et bien... Cette étrange cicatrice sur ton coeur pour commencer... Et tu dégages quelque chose de... Je ne sais pas, d'inhabituel !

- Cette cicatrice n'a rien d'extraordinaire tout de même. Ne devais-tu pas me parler de toi, au lieu de me noyer sous un flot de questions ?

- D'accord.

Une implacable tristesse s'empare d'elle alors qu'elle pousse un profond soupir et commence à me relater ce qui l'a ramenée vers son père... En vérité, je n'écoutais que d'une oreille jusqu'à ce qu'elle commence à me parler de son promit, à ma grande surprise ma haine s'est instantanément réveillée à son évocation ! Ce qu'Angelika a dû sentir puisqu'un énorme frisson l'a traversée, retenant à grand peine ses sanglots, elle a vaillament tentée de m'expliquer les circonstances de sa mort. A peine m'a-t-elle indiqué le lieu que je réalise avec un mélange d'horreur et de satisfaction que son promit était en réalité un de mes ex-confrère, mort de mes mains... Et c'est à cet instant précis que les Voix m'ont assailli.

- Un petit carnage ça te dit ?

- Quel gâchis ce serais Neraam... Ne veux-tu pas encore profiter des charmes de ta belle ?

- N'écoute pas ces deux abrutis. Tu sais très bien au fond de ton âme pourquoi tu l'as rencontrée, et tu sais exactement où ce chemin te mène. Fais ce que tu veux, peu m'importe que tu laisses encore d'autres cadavres sur ta route, de toutes façons tu ne peux pas échapper à ton destin...

Je fixe Angelika, elle me regarde calmement malgré mon regard dément et les tremblements de mon bras, mon coeur brûle et je sens la cicatrice se redessinée d'elle-même, la chair pulser sur un rythme malsain. Je ne sais où elle trouve la force de me sourire et de me serrer dans ses bras en me berçant, cherchant sûrement à effacer ma souffrance. Sa chaleur me monte à la tête, son doux parfum, la douceur de sa peau...

Neraam, je sais qui tu es et pourquoi tu as fui. Je ne t'en veux pas et te plaint au contraire... Pauvre créature folle et démente, me laisseras-tu t'aider ?

La panique s'empare de moi, mais je ne peux échapper à son étreinte, quelque chose se brise à nouveau en moi, le peu qu'il me restait de raison bascule dans le Néant et la folie s'empare définitivement de moi. Un dernier regard pour la belle Angelika avant que la rage ne me submerge, il n'y a pas un seul bruit lorsque je lui adresse un sourire tendre. Je lui chuchotte à l'oreille un simple "merci" et je lui ôte moi-même la vie, froidement, dernier adieu à mon humanité. Le père n'est qu'une simple formalité, le vieux bougre est mort dans son sommeil, fin de l'histoire.

Je franchis la porte, un nouveau jour se lève et je reprends ma route vers le Nord, enfin. A peine ai-je retrouvé la route que j'aperçois au loin un immense nuage de fumée, une armée gigantesque descend vers moi ! Je n'hésite pas l'ombre d'une seconde et continue ma route pour finalement me retrouver nez à nez avec un mélange hallucinant de créatures inimaginables... Etrangement, elles ne m'attaquent pas. Tout à coup... Mes yeux se posent sur un géant ! Son armure le recouvre entièrement, noire comme la nuit, absorbant le peu de lumière que l'aube projette... Il porte une épée qui fais presque ma taille et il dégage une aura si puissante que j'en ressens aussitôt une irrésistible impression de danger. Il regarde mon torse nu, la cicatrice qui désormais forme la croix du Chaos avec un oeil en son centre, chose que je ne peux pas encore comprendre.

Toi ! Misérable insecte insignifiant... Tu vas peut-être pouvoir te rendre utile. Ne pose pas de questions, ne te met pas en travers de ma route et tout ira bien. Je suis Gornash, Champion du Chaos et envoyé de Tzeentch pour soumettre l'Empire ! Je n'ai nul besoin d'un avorton dans ton genre, mais continue ta route et tu rencontreras des Compagnies qui auront besoin de toi. Survis à ton voyage et tu pourras peut-être goûter à la puissance du Chaos.

Pétrifié, je regarde son armée me dépasser, plusieurs heures s'écoulent sans que je ne bouge, tentant de comprendre ce qui s'est passé... Finalement je réalise que je n'ai d'autre choix que de reprendre la route vers mon Destin, le Nord attends... Ainsi que l'étrange être qui m'a contacté, celui entouré de Ténèbres Vivantes : Ademor. Bientôt, nous nous rencontrerons et j'embrasserais ma nouvelle cause de toute mon âme ! Oubliant toute notion du temps, je me hâtais sans boire ni manger, obnubilé par une seule idée : rejoindre mon Maître qui m'attends.
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Neraam Drenkyn

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MessageSujet: Re: [Background] Chroniques de Neraam Drenkyn*   Sam 15 Déc - 14:54

Le début de la fin

Le temps a cessé d’exister. Ma conscience est inexistante, ce qui m’entoure n’est rien de plus qu’une succession d’images aberrantes, une réalité tellement altérée que si je pouvais réfléchir, je me demanderais où je suis. Le seul élément familier qui continue à m’accompagner n’est autre que le babillage incessant de mes Voix, mais plus j’avance et plus l’une d’entre Elles devient forte, me
signifiant que mon but se rapproche…

J’ai beau ne pas sentir le froid mordant, la soif et la faim, mon corps éprouve des difficultés à avancer. Ce qui ne m’empêche nullement de continuer mon infernale évolution dans ce pays inimaginable, qui ressemble de plus en plus à mes yeux à l’écho de ma folie intérieure : ravagé, transformé au point d’en être méconnaissable, impossible à appréhender… Chaotique.

« Oui, avance, tu trouveras tes réponses une fois arrivé. »

Il ne m’en faut pas plus pour me motiver, voilà longtemps que j’ai appris que poser des questions nécessitait d’accepter d’attendre pour trouver leurs réponses. J’ignore combien de temps s’est écoulé entre cet instant et celui où j’ai repris pleinement conscience. La fin de mon voyage se perd dans des limbes au brouillard si épais et persistant qu’il me serait impossible d’énumérer toutes les expériences que j’ai vécu sur la route. Etrangement, je suis persuadé que les seules à se souvenir de tout sont mes Voix, peut-être que je devrais les interroger à ce sujet ? Plus tard… Ma conscience a refait surface pour une bonne raison : mon voyage touche à sa fin !

Je ne sais comment j’ai survécu, mais à l’horizon s’élèvent les colonnes de fumée d’un campement gigantesque, abritant sans le moindre doute l’une des innombrables armées de l’Ost du Corbeau, plus précisément celle de la Compagnie Guerrière Obscur…


« - Bien, il est temps. »

« - Je suis d’accord, il n’aurait aucune chance de survivre sinon… »

« - Oui, et ce serais tellement dommage ! »

« - Je ne vous demandais pas votre avis… »

Et avant même que je ne puisse réaliser de quoi Elles parlent, une douleur abominable m’arrache un hurlement qui est sans aucun doute plus efficace que n’importe quelle alarme. La marque sur mon cœur palpite horriblement et une chaleur atroce s’empare de mon bras gauche, celui-ci commençe à changer et une sorte de cocon l’entoure. Le supplice est ignoble mais je finis par m’y habituer et à ma grande surprise je prends même du plaisir ! Oui… Parce que je réalise soudainement que je ressens la Puissance du Chaos me muter ! Enivrer par cette découverte, j’attends la fin de la transformation et sous mes yeux ébahis se dévoile une sorte de bec d’oiseau inversé, muni de dents plus tranchantes que des lames de rasoir.

J’aperçois les premiers curieux, toutes armes dehors, venus récolter des informations sur l’origine du raffut que je viens de provoquer. Et c’est en arborant un sourire irradiant la folie et la fierté que je les accueillent, accompagné d’un cri sonore marquant ma victoire sur cette épreuve divine dont je venais de terminer le premier acte :

« Tzeentch soit loué ! Que nos ennemis se noient dans leur propre sang pour sa plus grande gloire ! Sachez que je suis ici pour rencontrer Ademor le Sombre et lui vouer allégeance, selon la volonté du Grand Architecte. »

Les mots sont sortis d’eux même, et je comprends enfin. Ceci est le début de la fin, la naissance d’un nouvel être, la mort de celui que j’étais. Je fixe d’un regard terrible les nouveaux arrivants et les interpelles encore, avant qu’un seul d’entre eux n’ait eu le temps d’ouvrir la bouche :

« Ecoutez-moi mes frères ! Qui suis-je ? Je suis Neraam Drenkyn, Maraudeur de Tzeentch ! Et je tuerais tout ceux qui seront assez fous pour se dresser sur ma route, celles de mes Maîtres que vous et moi nettoieront d’une pluie de sang ! »

Je les regarde un à un, confiant, les jaugeant et attendant de voir si l’un d’entre eux va me défier ou si ils vont me conduire auprès d’un officier, si il n'y en a pas déjà un parmi la petite troupe. Et je remerciais Tzeentch qu’ils ne puissent entendre mes Voix à ce moment-là !

« - Bon, moi j’aimerais bien un petit bain de sang histoire de faire connaissance ! »

« - J’espère qu’ils ont de jolies créatures à se mettre sous la dent… »

« - Bien, tout se déroule parfaitement… J’ai hâte de voir ce que donnera le second acte de cette pièce. »
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